• on 29 mai 2015

Propositions par rapport au thème : FOI ET VÉCU SOCIETAL

 

En direction de tout le peuple de Dieu.

A- Mon acte de foi : Je crois.

La foi de l’Eglise est transmise aux fidèles qui la manifestent et en témoignent au quotidien dans le concret de leur existence.

1-Professer la foi catholique

 L’Eglise de Dieu à Cotonou invite tous les fidèles du Christ à tenir ferme la profession de la foi catholique. Elle recommande à ce propos de :

– affirmer la spécificité de la foi chrétienne catholique qu’il ne faut pas confondre avec celle d’aucune autre religion ou sensibilité religieuse. Quelques points de notre crédo en constituent les piliers :

 – la foi au Dieu UN et Trine : Père, Fils et Saint-Esprit.

– La proclamation du Fils de Dieu fait chair : l’incarnation est incontournable

– le mystère de la résurrection : la passion-mort-résurrection de Jésus est fondamentale pour notre foi.

– le mystère de l’Eglise sacrement du salut : c’est en Eglise que nous sommes sauvés.

– Savoir lire et reconnaître les signes de la présence de Dieu dans leur vie : le ressuscité nous rejoint sur nos sentiers. Dieu est présent dans la vie du fidèle croyant.

– Savoir prendre exemple sur la vie des saints dans le vécu quotidien : leur bel exemple de foi et de vie chrétienne proposés en modèle par l’Eglise nous soutient dans la vie présente.

2. Nourrir et entretenir sa foi

La foi chrétienne est vivante. Elle a besoin d’être nourrie et entretenue. Le synode recueille la soif des fidèles du Christ d’approfondir leur foi et les y encourage. Aussi leur recommande-t-il de :

– Donner une place de choix à la Parole de Dieu dans leur vie. La foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la Parole de Dieu qui instruit, nourrit et réconforte.

– Avoir une vie de prière et de fréquentation régulière des sacrements dont l’eucharistie est le sommet. Les sacrements nourrissent et entretiennent en nous la vie de Dieu. Le fidèle du Christ ne doit pas se priver délibérément des sacrements.

– Etre préoccupé de sa formation chrétienne : une meilleure intelligence de la foi est gage de son affermissement. Il faut certes croire pour comprendre, mais il faut aussi comprendre pour croire.

B. Mon ancrage communautaire : je suis fils

ou fille de l’Eglise

La foi du fidèle s’enracine dans la foi de l’Eglise. C’est d’abord la communauté chrétienne qui constitue le sujet croyant. En ce sens, l’ancrage communautaire  est inhérent à la foi du fidèle du Christ. La foi fait donc appel au partage et à la communion.

L’assemblée synodale appelle vivement les fidèles du Christ à :

1- Se sentir d’Eglise

– prendre conscience de la dimension communautaire de la foi et de l’espérance chrétienne. Dans ce sens, travailler au salut les uns des autres. Nous sommes sauvés en Eglise et non chacun personnellement.

– Faire l’effort d’observance des commandements de Dieu : « les fidèles doivent s’attacher à la pensée que leur év&eci
rc;que exprime, au nom du Christ, en matière de foi et de mœurs et ils doivent lui donner l’assentiment religieux de leur esprit. » LG 25

– Manifester la conscience de cette appartenance à l’Eglise famille de Dieu dans le diocèse de Cotonou, par la dîme de leur temps et de leur ressource consacrée à l’église : chaque fidèle du Christ doit pouvoir se dire : « l’Eglise, c’est mon affaire, l’église, c’est moi » et en tirer toutes les conséquences.

2- Les groupements paroissiaux, comme lieu d’ancrage

-Que chaque fidèle ravive en soi l’importance de l’assemblée dominicale par une redécouverte du sens du jour du Seigneur et aussi du repos dominical.

-Que l’ensemble des fidèles du Christ témoignent aux yeux du monde de l’amour vécu du prochain, de l’unité et de la joie communautaire de vivre des chrétiens.

-Que chaque fidèle perçoive la nécessité d’intégration des groupements paroissiaux comme lieu d’expression de sa foi, et comme creuset de vie fraternelle, de solidarité et de charité active.

C. Ma foi à l’épreuve de la vie en société : Je témoigne

La foi chrétienne n’est pas  une idéologie. Plus qu’une doctrine, elle est une vie à vivre. Les agents pastoraux réunis en synode autour de l’Evêque, encouragent les fidèles du Christ à prendre une part active à la construction de ce monde. Car la vie sociale est le lieu de vérification et de preuve de la foi.

L’assemblée synodale recommande concrètement aux fidèles de :

1-Exprimer et témoigner de sa foi en famille. Il s’agira de

Prendre conscience que la famille est sanctuaire domestique. Comme tel, y introduire la prière en famille, le sens du sacré, le respect de la vie et des valeurs de la vie en société.

ne pas avoir honte de se déclarer chrétien et d’affirmer sa foi auprès des membres non chrétiens de la famille élargie.

2-Exprimer et témoigner de sa foi dans le vécu social. Pour ce faire le chrétien doit :

veiller à sa propre conduite sociale et à la justice dans les rapports aux autres, comme lieu d’expression et de vérification de la foi : « le monde attend la manifestation des fils de Dieu ».

avoir le courage de ramer à contre-courant face aux diverses sollicitations de la société qui ne sont pas conformes à la  foi chrétienne : corruption, tentation du gain facile, sollicitation sexuelle, violence etc.…

savoir accepter les épreuves dans la totale  confiance en Dieu.

En direction des agents pastoraux

Pour conforter les fidèles du Christ à vivre et exprimer leur foi dans toutes ses dimensions, le synode recommande aux agents pastoraux, en particulier les prêtres :

-d’avoir à cœur la formation chrétienne des fidèles du Christ, afin de les aider à nourrir et à entretenir leur foi.

-de veiller à un suivi régulier des différents groupes de la paroisse, qui ont plus que jamais besoin de la présence de leurs pasteurs auprès d’eux.

-d’être les acteurs chevronnés d’une vive prise de conscience au sein des fidèles, afin qu’ils perçoivent que le lien du baptême qui nous configure au Christ est plus fort que tout autre lien.

– en arriver ainsi à susciter, développer et entretenir dans le peuple de Dieu, la conscience d’une union sacrée qui lie tous les baptisés pour qu’ils se soutiennent dans le bien en vue de donner un visage chr&eacute
;tien au vécu social.

-l’appartenance du fidèle à une communauté paroissiale et sa participation active à la vie de cette paroisse.

-l’union sacrée.

-la sensibilisation des fidèles à éviter la transhumance paroissiale.

-l’éveil de la conscience à l’appartenance à une même foi.

-l’apologie des groupes paroissiaux, pour en encourager l’intégration des fidèles.

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